Banan’N Jug

Banan’N Jug est composé de quatre chanteuses qui jouent également du banjo, de la washboard, de la contrebasse et du kazoo. Elles utilisentlogo banan aussi en fonction des morceaux et des conditions de sonorisation d’autres instruments (diverses percussions, glauckens- piel, ukulélé, toy piano, casseroles, râpes à fromage…)
Le répertoire de Banan’N Jug revisite ainsi Dirty Blues, Calypso Swing et Negros Spirituals du début du siècle, plantant quatre voix harmonisées sur fond de vieille Amérique, chaude, poussiéreuse et mal élevée.

Jug ?
Les Jug bands se sont développés dans le sud des états-unis au début du XXe siècle. Ils étaient composés de musiciens se produisant dans la rue, mêlant des instruments «classiques» et des objets du quotidien détournés pour en faire des instruments de musique. Ainsi le jug, pichet en terre que les hommes à la voix grave utilisaient avec une technique mêlant kazoo et trompette pour imiter la contrebasse, donna son nom à ce style (avec par exemple les Cannon’s Jug Stompers ou le Memphis Jug Band).
Par extension, la musique jug est un style populaire qui englobe blues, jazz, et vieilles chansons de bal américaines ; mais, loin du formalisme, c’est aussi un état d’esprit simple et spontané qui autorise les détours par d’autres genres musicaux.

Capture d’écran 2015-11-11 à 16.27.09Banan’N Jug ?
C’est au début de l’été 2013 que Laure Colson et Natacha Ghaddar, traînant dans les rues de Montpellier en cherchant la fraîcheur de la fin de journée, commencent à reprendre ensemble quelques morceaux de Blake Alfonso Higgs des Bahamas : ukulélé, washboard et deux voix har- monisées. Écrasées par la chaleur, elles se nourrissent alors de jus de banane accompagnés de glaçons qu’elle sirotent à longueur de journée, d’où le nom du groupe.
Le répertoire s’élargit progressivement à de vieux Dirty Blues et Gospels.
En août 2013, Caroline Sentis, séduite par le projet, vient enrichir les harmonisations de sa troi- sième voix et de sa technique d’improvisation tant à la voix qu’au kazoo.
Les instruments se diversifient : Laure apprend le banjo et Marine Fourest, contrebassiste, rejoint le groupe en Novembre.